Belfort est riche d'une identité historique très forte, forgée par des siècles de tiraillement entre France et maison d'Autriche, et par sa résistance au siège prussien, en 1870.
Situé à la croisée des axes reliant Paris à Bâle, Lyon à Strasbourg, le territoire a bien des atouts à faire valoir, à commencer par une nature belle et sauvage, dont les doux reliefs culminent avec les 1 248m du ballon d'Alsace, et aussi avec le pôle d'attraction constitué, depuis 1989, par le festival des Eurockéennes de Belfort, temps fort de l'été européen.
Le "beau fort" est mentionné, pour la première fois, en 1226. Il appartient au comte de Montbéliard qui, en 1307, donne au bourg établi au pied du château sa charte de franchise.
Ce n'est qu'avec le traité de Westphalie, en 1648, que Belfort devient française. Offert par Louis XIV à Mazarin, le comté de Belfort sera administré, jusqu'à la Révolution, par les descendants de sa nièce, les princes Grimaldi de Monaco.
Entre 1687 et 1703, Vauban fait de Belfort l'une des principales places fortes de l'Est. Le territoire de Belfort devient le 90e département en 1922.
Construite à partir de 1675 à l'initiative de Louis XIV, la citadelle de Belfort est le plus important exemple de l’architecture de Vauban. Le dispositif défensif, conçu sur un plan pentagonal et complété par le général Haxo, a permis à Belfort de résister 103 jours au siège de 1870.
Le Lion semble encore rugir ! Edifié par Bartholdi (le sculpteur de la statue de la Liberté) pour commémorer le siège de 1870, il incarne l’héritage de ce qui fut, pendant des décennies, la grande place forte de l’Est de la France.
La fête de l’Ane à Suarce est la plus alsacienne des fêtes du pays. Chaque année, à l’Assomption (15 août), l’âne est roi dans ce beau petit village des confins nord-est du Territoire de Belfort. Au programme, démonstrations d’éleveurs, défilés de calèches…
Parmi les "institutions" de la vie belfortaine, il faut aussi évoquer le marché aux puces, qui se tient tous les premiers dimanches du mois, de mars à décembre. Créé en 1966, c’est le plus grand marché de ce type dans l’est de la France.
Aux saucisses de Morteau et de Montbéliard, jambon fumé du Haut-Doubs..., le pays ajoute des spécialités venues des plans d’eau environnants (carpes frites, truites, grenouilles…). L’épaule du Ballon est un rôti d’agneau farci au myrtilles.
Dotés ou non d’AOC, les fromages comtois dévoilent du caractère : comté, morbier, emmental, mont d’or, bleu de Gex, cancoillotte (à base de petit-lait, d’ail et de vin blanc).
Les spécialités sucrées sont les facettes du Territoire (chocolats), le Belflore (spécialité pâtissière de Belfort), les tartes aux myrtilles…
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